EN AFFAIRES, FAUT-IL TRICHER POUR GAGNER?

Leadership inspirant | 0 commentaires | par Gérard Ruelland

Je crois qu’il est de circonstance de parler d’intégrité par les temps qui courent. On prêche depuis longtemps que pour espérer demeurer en affaires, il faut garder constamment une longueur d’avance sur ses concurrents. Mais à quel prix faut-il conserver cette avance? Faut-il prendre des stéroïdes pour gagner une course olympique? Faut-il plagier pour obtenir son diplôme universitaire? Faut-il accepter des pots-de-vin pour bâcler une affaire? Faut- il mentir à ses employés sur le dernier bilan pour éviter qu’ils ne réclament un part des bénéfices?

Beaucoup d’entreprises sont convaincues qu’en affaires, la fin justifie les moyens. « Prenez les moyens que vous voulez, mais je veux une amélioration le mois prochain » crie le patron. Cette attitude amène certains individus à croire que tous les coups sont permis. Ils peuvent même tricher, en autant que les objectifs soient atteints! Ils se disent que de toute façon l’honnêteté ça ne mène à rien. D’ailleurs  «pourquoi, je ne le ferais pas puisque tous mes concurrents et même mes confrères le font ». Cette dernière phrase pose directement tout le problème de l’éthique. En affaires, faut-il tricher, faire fi de la morale, tromper quelqu’un pour gagner?

Kenneth Blanchard et Normand Vincent Peale, dans leur volume Management et puissance de l’intégrité répondent sans hésitation « non ».

À court terme, il peut sembler que la malhonnêteté rapporte des dividendes, mais à long terme, ça vous retombe sur le nez. Vous avez utilisé un renseignement confidentiel d’un concurrent pour obtenir un contrat et vous vous dites que c’est payant. À long terme, votre concurrent tentera de se venger. Vous avez voulu tromper le syndic au cours de la dernière négociation? L’an prochain ou dans deux ans, vous aurez créé un climat de méfiance et d’affrontement.

Pouvez-vous réussir le test de l’intégrité?

La plupart des managers prêchent l’honnêteté en affaires. On ne peut être contre la vertu. Cependant, on remarque très souvent un écart considérable entre les intentions et les actes. On croit à l’intégrité. C’est d’ailleurs la qualité que l’on recherche le plus chez un cadre. Mais nos gestes nous trahissent. Et le plus souvent, on ne sait même pas si nos actes sont honnêtes ou non, et ce qui est plus grave, on ne dispose pas de moyens pour encourager et supporter le prise de décision basée sur des principes moraux.

Blanchard et Peale proposent un test d’éthique que chacun peut passer afin de vérifier l’intégrité de son comportement parce que selon eux, il n’y a pas de bonne façon de faire une chose malhonnête. Voici les trois questions du test :

  1. Est-ce légal? Autrement dit, est-ce qu’en faisant cela, je viole une loi?
  2. Est-ce équilibré? Est-ce que tout le monde gagne, oui si je fais un perdant et un gagnant?
  3. Quelle opinion aurais-je de moi-même si par exemple on publiait ma décision? Ou si ma famille l’apprenait, est-ce que j’en serais fier?

Si vous répondez non à une seule de ces questions, vous échouez le test. Votre décision doit être repensée.

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