5 facteurs pour créer un sentiment d’appartenance

Leadership inspirant | 0 commentaires | par Gérard Ruelland

On dit souvent qu’en affaires, il vaut mieux tenter de fidéliser les clients qu’on a avant de se lancer à la recherche de nouveaux clients. Et bien c’est la même chose avec les employés. Il est reconnu depuis longtemps qu’il en coûte beaucoup moins cher d’implanter des mesures et des stratégies pour les conserver que d’en embaucher de nouveaux. Alors, comment fidéliser ses employés?

Habituellement, nous faisons grand cas du taux d’absentéisme comme indicateur de la satisfaction à l’intérieur de l’organisation. Que penser de ceux qui ne s’absentent presque jamais mais qui sont peu ou pas productifs au travail? C’est ce que l’on appelle le présentéisme. Dans le premier cas, il s’agit d’une absence physique, et dans le second, d’une absence morale : on fait le minimum pour ne pas être réprimandé, on ne s’implique pas, et surtout, on ne fait pas profiter l’organisation de ses talents. Le présentéisme est un mal insidieux parce que, comme dirigeant, vous risquez de ne voir que les effets du problème, soit une faible productivité qui coûte une fortune à l’organisation, sans en diagnostiquer la cause. Quoi faire?

Le développement et le maintien d’un sentiment d’appartenance fort constituent sans doute le meilleur antidote pour diminuer le taux de présentéisme dans votre organisation et conséquemment, améliorer l’efficacité et la productivité par une plus grande contribution volontaire de chacun au projet d’entreprise. C’est le temps de commencer à modifier certains aspects de votre gestion. Plusieurs études se sont intéressées aux facteurs de gestion qui ont un effet direct sur le sentiment d’appartenance. Nous pouvons les résumer à cinq.

  1. Valorisation et reconnaissance : Vous ne pouvez pas développer un sentiment d’appartenance, ni même espérer augmenter le degré de mobilisation si vous ne respectez pas vos employés, si vous ne les considérez pas comme partie prenante de vos projet, et surtout, si vous ne reconnaissez pas concrètement leurs mérites.
  1. Qualité des produits et du service : Dites-vous bien qu’un employé ne peut s’identifier à une entreprise qui fabrique des produits qu’il considère de piètre qualité. Parce que dans ce cas, il manque l’élément de fierté. Même chose pour le service à la clientèle. On n’a pas le goût de vanter une entreprise dont les clients se plaignent qu’ils ne sont pas bien traités.
  1. Responsabilités claires et stimulantes : Ce n’est pas la description de tâches qui est importante, mais la clarté de ce qu’on attend de l’employé. Si le rôle et les responsabilités confiés à la personne ne permettent pas à ce dernier de mettre à contribution ses connaissances et d’exercer son jugement, comment voulez-vous qu’il développe un sentiment d’appartenance à l’entreprise.
  1. Information et communication : Tenir les gens informés de la vision, des orientations, des projets, des réalisations, de la performance de l’entreprise contribue grandement à développer le sentiment d’appartenance. Et plus la situation économique est mauvaise, plus la communication est importante.
  1. Perception d’efficacité de gestion : Une entreprise qui gère bien ses ressources humaines, matérielles et financières crée une perception positive chez les employés. En fait, plus elle optimise sa productivité et mieux elle contrôle ses coûts, plus les employés ont le goût d’y adhérer.

Quoique vous en pensiez, les efforts de l’organisation pour projeter une image positive, les programmes agressifs de rémunération, la gestion participative et même les programmes de mobilisation sont des stratégies beaucoup moins efficaces que la mise en oeuvre des cinq facteurs décrits ci-dessus. Vous avez la recette, il ne vous reste qu’à cuisiner.

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